la figure carmélitaine du mois : janvier

le 3 janvier : Saint Cyriaque-Elie Chavara

Né dans le Kérala, en Inde, Cyriaque Chavara (1805-1871) est un membre de cette très vieille chrétienté fondée, dit-on, par l’apôtre saint Thomas sur la côte de Malabar au sud-ouest de l’Inde. Il est ordonné prêtre en 1829. Deux ans plus tard, il fonde avec deux autres prêtres la première congrégation religieuse de l’Église syro-malabare, qui deviendra, en 1855, la Congrégation des Carmes de l’Immaculée dont il devient le supérieur-général. Actif dans l’apostolat de la presse, il fonde ensuite, en 1866, la branche féminine, la Congrégation de la Mère du Carmel, pour l’apostolat scolaire, social et médical. Ces deux instituts sont agrégés à l’Ordre du Carmel.

Le frère Cyriaque-Élie de la Sainte Famille se consacre au service de l’Église catholique de rite syro-malabar. Il crée un séminaire pour la formation du clergé, des écoles pour l’éducation générale et des maisons de santé pour les pauvres et les mourants. Il établit des programmes pour la formation des catéchumènes. Il propage la dévotion à l’Eucharistie et à la Sainte Famille.

Il souffre de nombreuses épreuves pour le bien des chrétiens du Malabar surtout en 1861 où une tentative de schisme menace la communion de l’Église syro-malabare avec le Saint-Siège.  Frère Cyriaque-Elie montre alors son indéfectible attachement au Saint-Siège.

Au milieu de ses diverses activités, il a trouvé le temps et le loisir d’écrire quelques livres, à la fois en prose et en vers à l’intention de ses fidèles.

Il meurt le 03 janvier 1871 à Mannanam (Kerala). Béatifié le 8 février 1986 à Kottayam (Kerala – Inde)  par Jean Paul II, il est canonisé le 23 novembre 2014 par le Pape François. En raison de la sainteté de sa vie, et de la « pluie de bénédictions sur ceux qui demandent son intercession », Mannanam est devenu un centre de pèlerinage. Des centaines de personnes viennent sur son tombeau chaque samedi.

Le 2 janvier 1871, veille de sa mort, le Père Cyriaque-Élie de la Sainte-Famille disait aux membres de l’Institut monastique qu’il dirigeait: «Pourquoi vous affligez-vous? Tout homme, quel qu’il soit, doit s’en aller un jour ou l’autre. Pour moi, l’heure est arrivée… Depuis que mes saints parents m’ont appris à invoquer souvent les saints noms de Jésus, Marie et Joseph, leur patronage m’a sans cesse protégé et je sens que, par la grâce de Dieu, je n’ai jamais perdu la grâce sanctifiante reçue à mon baptême… Ne soyez ni désolés ni troublés de mon départ. Soumettez-vous pleinement et de tout cœur à la sainte Volonté de Dieu. Dieu est hautement et infiniment miséricordieux  Qu’ici règne une parfaite charité parmi vous tous  Si vous agissez ainsi, vous procurerez à Dieu la gloire et aux âmes le salut, et notre Congrégation restera tout à fait prospère».