la figure carmélitaine du mois : juin

Le 7 juin : Bienheureuse Anne de Saint-Barthélemy

Anne Garcia Manzanas est née le , à Almendral de la Cañada, près d’Avila en Castille. Elle est la sixième enfant d’une famille très chrétienne qui compte au total sept enfants. À l’âge de dix ans, Anne devient orpheline. Ses frères aînés prennent alors leur jeune sœur en charge et font d’elle une bergère.

Dès cet âge, Anne a l’ardent désir de devenir religieuse et elle bénéfice d’expériences mystiques qui se poursuivront toute sa vie. Elle restera très discrète sur ce point. Guidée par un prêtre qui la comprend, elle entre, le 2 novembre 1570, au carmel de Saint-Joseph d’Avila, que la « Madre » venait de fonder quelques années auparavant. Elle prend le nom de sœur Anne de Saint-Barthélemy du fait d’une guérison survenue peu de temps avant son entrée au noviciat, guérison attribuée à l’intercession de l’apôtre saint Barthélemy. Sœur converse, les missions qui lui sont confiées sont, le plus souvent, les charges de cuisinière, infirmière, portière. Parfois elle cumule même tous les postes !

Elle fait sa profession définitive le  et devient alors l’infirmière, la secrétaire et la compagne inséparable de sainte Thérèse. Anne, qui est jusqu’ici analphabète, apprend à lire et à écrire avec l’aide de sa mère Thérèse. Elle est chargée de copier les lettres que Thérèse écrit. Elle participe aux quatre dernières fondations que réalise la Madre, qui expirera dans ses bras en 1582.

la seule préoccupation d’Anne est désormais la sauvegarde de l’esprit de la réforme thérésienne. Elle poursuit sa mission de sœur converse en Espagne durant 22 ans. Elle prend part aux fondations des monastères de Madrid et d’Ocaña en 1595. Sa joie est tellement communicative que plusieurs monastères se disputent sa présence. En 1604, Anne fait partie des six religieuses qui, avec les ecclésiastiques français, inaugurent à Paris, le premier monastère de Carmélites déchaussées en France.

En , il lui est imposé, malgré ses réticences, de quitter le rôle de sœur converse pour être promue sœur choriste et devient la prieure de son couvent à Pontoise. Elle sera ensuite prieure à Paris (actuellement à Clamart) puis à Tours, jusqu’en 1611. Elle quitte alors la France pour rejoindre les religieuses espagnoles venues fonder en Flandres un couvent en 1607. Elle reçoit la charge de maîtresse des novices à Mons. Elle prépare durant une année la fondation d’un couvent à Anvers. Anne fonde ce couvent en 1612, et assumera la charge de prieure jusqu’à sa mort, le .

Anne est béatifiée le 6 mai 1917.

« Nous n’avons rien de meilleur à donner à Dieu que la volonté. Il fait le même cas des petites choses faites par obéissance que des grandes, car il n’en regarde pas la grandeur, mais l’amour qu’on y apporte et le renoncement à soi-même. »